Week-end pêche de la truite 2026

Chaque année en France, des centaines de milliers de pêcheurs se donnent rendez-vous le deuxième week-end de mars pour participer à ce qu’on appelle communément « l’ouverture de la truite ».

En effet, la truite est un poisson qui assure sa reproduction de l’automne à l’hiver. La pêche de la truite est donc fermée, comprenez interdite, du deuxième week-end de septembre (parfois de mi-octobre en fonction des régions), jusqu’au deuxième week end de mars (je ne parle pas de la truite lacustre dans cet article).

C’est dans le cadre de l’ouverture de la truite que je propose, depuis de très nombreuses années, des stages de pêche destinés aux enfants, prestations qui sont par ailleurs également destinées aux adultes, de préférence en semaine.

Mars 2026 : rendez-vous à 8 h à Prades-le-Lez. Trois jeunes « surmotivés » sont de la partie pour tout le week-end : Seth, qui est un habitué des stages que je propose, Marceau, qui a participé également à plusieurs stages dynamiques, et Juan, qui nous rejoint pour la deuxième fois afin de découvrir les secrets de cette pêche d’exception.
Nous prenons aussitôt la route pour rejoindre mes sites de prédilection, sites « pépites »…

Arrivés sur place, les enfants sont « chauds bouillants ». Je leur présente les lieux, leur explique le matériel adapté à la technique (ils sont surpris par la longueur des cannes notamment, 4m c’est peu commun), et leur propose un apprentissage des gestes du lancer, en les laissant s’entraîner à manipuler la canne et la ligne.
Une fois les objectifs d’apprentissage gestuel validés, place à la mise en situation.

Plusieurs poissons nous font penser qu’ils ne s’avèrent être pas simple à être piqué, et peut-être un peu tatillons. Nous en décrochons quelques uns sur le premier poste.
Mais Seth, visiblement à l’aise avec la technique, réussi à attraper cette première truite.

Nous nous décalons un peu plus loin afin d’aller pêcher sur un autre poste.
Dans ces petits milieux, la pêche se pratique souvent à tour de rôle, poste après poste. J’ai d’ailleurs entendu dernièrement une interview de pêcheurs médiatisés affirmer qu’ils ne partent en générale qu’avec une canne pour deux quand ils sont entre amis, dans ce type de petites rivières. C’est un peu la stratégie que nous avons adoptée.

Arrivés sur une petite plage, je montre à Juan l’endroit précis ou je souhaite qu’il laisse couler sa ligne. Le poste n’est pas encombré, ce qui évite bon nombre de problématiques comme accrocher la ligne dans les arbres par exemple. L’apprentissage y est ainsi plus aisé, bien que souvent ce sont les postes les plus pêchés.

La dérive est précise, la ligne évolue lentement en suivant le courant et le poisson est ferré. Les truites dans cette rivières ne sont jamais bien grosses, mais ont la particularité d’avoir des couleurs absolument magnifiques (la taille de la truite n’évolue pas qu’en fonction de son age, mais aussi et surtout en fonction des facteurs physico chimiques du milieu, de l’abondance de nourriture disponible dans le cours d’eau…)

Les niveaux d’eau de ce début de saison sont parfaits. Seule ombre au tableau, et particulièrement cette année au vu des conditions météo que nous avons eu dans le département, la température de l’eau est encore glaciale: les précipitations abondantes, la neige et les nuits encore froides n’ont pas dynamisé le comportement des demoiselles à points noir et rouge, c’est un constat.
Avantage: au vu des conditions pluvieuses des jours précédents, ça n’a pas incité les pêcheurs à sortir au bord de l’eau, nous sommes seul au monde …

Il me restait ce jour là à faire prendre un poisson à Marceau, le seul du groupe à ne pas encore avoir goutté au plaisir d’avoir une touche.
Nous descendons donc lui et moi une pente relativement raide pendant que les deux autres nous regardent en surplomb.
Accolés à une falaise, Marceau tente de faire un lancer, mais il faut propulser la ligne assez loin pour être dans la bonne veine d’eau, pas si simple quand on débute. Il me tends alors la canne en me disant « fais le lancer, je fais le reste ».
Et c’est ainsi qu’en bon travail d’équipe, il ferra sa première truite sauvage, fier de la dérive de sa ligne. Quelle joie dans son sourire…

La journée se termina assez rapidement, car le temps file aussi vite que celui de l’eau dans une rivière…
Et déjà le temps de rentrer à la maison, avant d’y retourner le lendemain…

Seconde et dernière journée de ce stage de deux jours.


Je choisis de conduire ma petite troupe sur un affluent de la rivière de la veille.
Les deux premiers trous ne donnent rien. Il nous faut peut-être viser les postes les plus profonds.
Même organisation que la veille, je fais pêcher les jeunes à tour de rôle, l’un après l’autre, de poste en poste.

Seth est le premier volontaire, et ce « gour » (= trou d’eau) lui a plutôt bien réussi…

Nous grimpons plus en amont , en crapahutant de rochers en rochers. Ils sont tellement glissants que mon pieds se dérobe et c’est la chute dans l’eau… Plus de peur que de mal (heureusement cet endroit était peu profond, quoique l’eau est froide quand même). L’un des jeune se moque un peu de moi, c’est de bonne guerre, mais je n’ai pas terminé de le mettre en garde face à la problématique du revêtement qu’il glisse lui aussi à quelques mètres de moi. La prudence s’impose donc pour l’ensemble du groupe…
Nous cheminons alors davantage sur la terre ferme, au maximum.
Marceau est ébahi devant l’aventure qu’il est entrain de vivre, il trouve ça absolument génial « jamais j’avais fait ça avant, c’est top ! ». Je suis quant à moi ravi d’autant d’enthousiasme…

Nous terminons cette journée en essayant de piquer deux dernières truites.
Malheureusement, seul un dernier poisson rejoint l’épuisette.

La journée se termine par le retour à la voiture, non sans mal car nous coupons à travers la forêt afin d’éviter un retour plus long par la rivière et ses rochers glissants…

Le bilan de ce week-end d’ouverture est très positif (de l’avis de tous), avec plusieurs jolis poissons pêchés, certes… mais aussi et surtout de beaux apprentissages sur cette techniques si particulière et atypique de la pêche de la truite en début de saison (il en existe bien d’autres techniques à découvrir, en fonction des milieux et de la saison…).

Les enfants ont adorés l’aventure au bord / dans l’eau, l’isolement des lieux, la beauté des parcours. L’ambiance sauvage apporte un grand + et une dimension assez inhabituelle à l’exploration.

Remerciements sincères et chaleureux:

Au Garde Pêche Particulier qui a contrôlé nos cartes de pêche la journée du samedi. Merci pour ces échanges, et son investissement auprès des pêcheurs, dans l’intérêt du milieu et des poissons.

Au président de l’AAPPMA locale, pour sa sympathie, son écoute et ses conseils.

Merci également à mon ami qui nous a accompagné durant cette première journée d’ouverture, merci pour cette dernière photo qui résume bien qu’à la pêche nous sommes un groupe, une équipe, heureuse de partager un moment en pleine nature.

Merci aux parents pour leur confiance accordée ou renouvelée. Grâce à vous, ces moments d’exception peuvent avoir lieu.

Merci aux enfants, à Marceau, Juan et Seth.
Nous avons vécu ensemble de riches émotions. Nous étions tous les quatre à notre place, en symbiose dans la nature.
Vous avez brillé par votre écoute, votre implication et votre réussite…

Avec passion ….

STAGE PÊCHE EN BATEAU EN HIVER

L’hiver est une saison incroyable pour la pêche des carnassiers. La lumière basse, rasante, le froid le matin, les corps emmitouflés dans nos doudounes. C’est la saison des regroupements de poissons dans les zones les plus profondes des lacs et cours d’eau.
Cet hiver 2026 a été une saison particulièrement froide et arrosée, avec des cumuls de pluie importants et historiques.
Deux journées de stage consécutives initialement prévues, mais la météo nous a contraint d’en faire une première sur un weekend, puis une seconde plus tard lorsque la météo nous a enfin laissé tranquille.

Jour 1

Nous embarquons vers 9h30. La météo est ventée. Pour mettre toutes les chances de notre coté et permettre aux enfants une réussite dans les meilleures conditions, je décide d’aller m’abriter derrière une montagne, là ou le relief crée une barrière géologique naturelle. Ainsi la dérive du bateau ne sera que moins impactée par les rafales. Un bateau qui dérive trop vite, c’est la canne à pêche qui tire trop sur la ligne, et le montage qui passe de fait au dessus du poisson, peu de chance de capture.

Le soleil sort enfin en debut d’après midi, nous sommes bien abrités, les corps se réchauffent. La pêche est difficile ce jour, les poissons sont « collés ». Mais Johann pique rapidement un premier poisson et nous sort de la torpeur de l’hiver. Il nous la présente avec fierté, bravo encore à lui !

Je décide de pêcher avec les enfants afin de maximiser les chances de capture. Un pacte est convenu entre nous: si je ferre un poisson, je passe la canne à celui qui est à proximité de moi (et si possible à un enfant qui n’en a pas encore capturé un…)
C’est donc à Louis que je passe la canne au bout de quelques minutes. Il remonte le poisson avec énergie et grande motivation.
Bravo Louis d’avoir aussi brillamment ramené ton poisson jusqu’à nous sans l’avoir décroché.

Il est déjà l’heure pour nous de faire demi tour et de nous rendre à la mise à l’eau… fin de la journée.

Jour 2:

Après avoir reporté cette journée une première fois, je la planifie en fonction de conditions climatiques stables (si tant est qu’elles existent ce début d’année).
En véhicule jusqu’au lac du Salagou, nous traversons une pluie battante jusqu’au parking du lac. Je demande aux enfants de rester au chaud et au sec dans mon véhicule.
Sur le pont du bateau, j’installe deux parasols à la toile étanche; le top.. Les enfants ainsi abrités, j’en profite pour faire le montage des lignes… mais la pluie laisse place au soleil.

La météo est très correcte le matin, éclaircies appréciables, mer d’huile. Parfait pour la navigation et la détection des touches. Nous en profitons pour faire quelques poissons.
Autre période, autre montage et autre technique de pêche que le jour 1. La pêche aux leurres n’est plus autorisée en de debut février, seul le vers de terre est permis, alors on s’adapte… avec bonheur vu l’efficacité de l’appât.

L’énorme avantage de la pêche au drop vers et d’être multi espèces: perches, sandres, mais aussi silures peuvent être facilement mordeurs. Plus accidentellement des brochets mais ça n’est pas le but, et plus curieusement des poissons blancs. L’odeur qu’il dégage ainsi que les vibrations et ondulations délicates en font un appât incontournable.

Les poissons se sont enchaînés assez vite, dans une certaine excitation palpable sur le bateau… c’est de chouettes moments partagés pour cette expérience unique.

Quand je parle d’une technique redoutable, le drop shot vers de terre, multi espèces, c’est que rotengle, brème, chevesnes peuvent se laisser tenter… la preuve…

Puis c’est au tour de nos deux autres compagnons de navigation de prendre plaisir un faisant eux aussi du poisson.

Et c’est ainsi que se termine dans la joie, la bonne humeur… et le froid, cette super session et ces deux jours totalement hors du temps sur mon bateau.

Je tiens à remercier une fois de plus et avec beaucoup de sincérité les parents pour leur confiance accordée ou renouvelée. Merci mille fois de permettre à vos enfants de m’accompagner dans ces expériences incroyables.

Je tenais aussi à remercier et à féliciter les enfants, passionnés bien sûr, mais aussi attentifs et persévérants jusqu’au bout… ils ne doivent leur réussite qu’à eux !

A bientôt au bord de l’eau

ECOLE DE L’EAU ET DE LA PÊCHE DE MONTPELLIER

Depuis 2019, parallèlement à mes activités d’encadrement pêche totalement indépendantes, je suis aussi l’animateur de l’Ecole de l’eau et de la pêche de Montpellier, organisée par l’Association Agrée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique.

Cette « école » proposée chaque mercredi à Lattes le matin ou à Montpellier l’après midi a différents objectifs: la découverte du milieu aquatique via l’activité pêche, la préservation de l’environnement (différentes opération de ramassage des déchets sont par ailleurs organisés par an), la connaissance des techniques de pêche et des poissons aussi bien sûr… D’autres objectifs plus subtils sont enseignés: l’écoute, le respect, la solidarité, le partage…

Très souvent ces activités sont alimentées en goûter sucrés ou salés, des gâteaux, des viennoiseries, des pique nique campagnard… car c’est aussi ça la pêche, le partage d’un moment de convivialité, primordial dans notre société devenue de plus en plus individualiste.

Voici quelques photos non exhaustives de ce début d’année scolaire 2025 / 2026.

Si vous souhaitez inscrire vos enfants aux prochaines activités pêche du mercredi, n’hésitez pas à consulter le site web des Chevaliers de la Gaule: https://montpellier-peche.org/

RDV en 2026 les enfants 😉

NOËL 2025

Offrez lui un bon cadeau…🎁
💡Idée cadeau pour une expérience extraordinaire: une journée pêche encadrée d’un professionnel diplômé et passionné.

Matériel et appâts fournis, mise à disposition de cuissardes ou du bateau en fonction de la technique de pêche sélectionnée 🎣

Une expérience unique au contact de la nature…🌱

Renseignement sur demande 🙂

PÊCHE DU SANDRE

Retour sur une autre session pêche: mon frère me fait l’immense plaisir de passer quelques jours à la maison. Après notre séjour sur le lac du Bourget pour traquer le brochet, je souhaitais lui faire découvrir une autre pêche qu’il ne connait pas, la pêche du sandre.

Départ dans la nuit de la maison pour être le plus tôt possible sur site. Les lumières des premiers rayons du soleil enflamment le ciel. La plaine en contrebas sommeille encore.

Après avoir mis à l’eau rapidement, nous mettons le cap le long des troncs d’arbres immergés. A cette époque, le lac ressemble en ce lieu précis à une immense mangrove. Paysage particulier et atypique propre au lac de barrage, avec des niveaux d’eau fluctuants.

Arrivés au pied d’un petit bloc rocheux surmonté d’une croix, je présente à mon frère la technique ainsi que le montage. Il faut dire qu’il est totalement novice dans ce domaine, il n’a jamais pêché à cette technique, et encore moins de cette façon si particulière en bateau.
Soyons clair, l’objectif pour moi n’était pas de le guider comme je le ferai avec les pêcheurs que j’accompagne, mais de prendre du plaisir à pêcher ensemble en lui faisant découvrir une autres approche de la pêche en bateau.

Quelques dérives et premières touches manquées. Ce doit être des bancs de petites perches, le lac en regorge.
Nous mettons le cap sur un autre secteur, à quelques centaines de mètres de là.
Sur place nous essayons quelques leurres. Aucun coloris ne fonctionne sur le coup, ni aucune vibration. Pourtant les sandres sont là, j’en suis convaincu. Nous testons plusieurs leurres, finess, shad…
Nous longeons la berge. Les pentes à cet endroit là sont abruptes, mais le fond est plat et régulier.
Première cartouche dans la canne, premier poisson qui fait plaisir. Non loin de notre embarcation un ami pêchais lui aussi sur son bateau. Je le remercie pour la photo, cool d’avoir un si beau souvenir de nous deux.

Plus loin un tronc d’arbre presque en partie totalement immergé. Je place le bateau bien parallèle à celui-ci. La vitesse de la dérive du bateau est parfaite. Nous faisons quelques mètres et deuxième jolie touche. Un poisson de plus au bateau.
Ceux là sont sensiblement à peu près calibrés, de taille égale, entre 50 et 60 cm.
Remise à l’eau dans les règles (comme tous les poissons ce jour-là) et la pêche reprend. Nous en sommes au deuxième poisson.
Mon ami sur l’autre bateau me demande quel était le coloris que nous avons sélectionné. En effet, à ce moment là le fat boy swim de Scarna fishing aura été le seul et unique leurre à déclencher les poissons (merci à eux pour le travail de conception, et de commercialisation pour tous les passionnés de pêche aux leurres).
Au final, c’est 4 sandres de sortis en quelques heures de pêche, à deux techniques différentes.

La pause déjeuner s’impose.
A cette saison, c’est toujours important quand on a froid de se faire plaisir avec une bonne assiette chaude. Pâtes et saucisses seront parfaits pour un repas bien copieux de pêcheurs affamés.

En début d’après midi, la pêche se complique.
On explore tous les côté du lac, toutes les berges, tous les arbres immergés, les obstacles, chaque recoin de secteur est passé au peigne fin, puis on revient sur nos pas.
Difficilement je pique un dernier poisson, le cinquième au total.

Puis vint le moment de rentrer.
Le bateau sorti de l’eau, la remorque au sec, nous profitons d’échanger avec mon ami sur nos résultats respectifs… l’humidité tombe vite et nous avons encore du chemin pour rentrer à la maison.

C’était notre dernière sortie entre frères.
Il m’avait montré son talent lors de notre weekend savoyard avec ces magnifiques brochets alpins. Quant à moi j’ai pu lui faire découvrir la magnifique pêche du sandre en bateau.

Encore de beaux souvenirs…

Si vous aussi vous souhaitez vivre l’expérience de la pêche du sandre, n’hésitez pas à me contacter pour planifier votre journée pêche sur mon bateau, je reste à votre disposition.