L’hiver est une saison incroyable pour la pêche des carnassiers. La lumière basse, rasante, le froid le matin, les corps emmitouflés dans nos doudounes. C’est la saison des regroupements de poissons dans les zones les plus profondes des lacs et cours d’eau.
Cet hiver 2026 a été une saison particulièrement froide et arrosée, avec des cumuls de pluie importants et historiques.
Deux journées de stage consécutives initialement prévues, mais la météo nous a contraint d’en faire une première sur un weekend, puis une seconde plus tard lorsque la météo nous a enfin laissé tranquille.
Jour 1
Nous embarquons vers 9h30. La météo est ventée. Pour mettre toutes les chances de notre coté et permettre aux enfants une réussite dans les meilleures conditions, je décide d’aller m’abriter derrière une montagne, là ou le relief crée une barrière géologique naturelle. Ainsi la dérive du bateau ne sera que moins impactée par les rafales. Un bateau qui dérive trop vite, c’est la canne à pêche qui tire trop sur la ligne, et le montage qui passe de fait au dessus du poisson, peu de chance de capture.
Le soleil sort enfin en debut d’après midi, nous sommes bien abrités, les corps se réchauffent. La pêche est difficile ce jour, les poissons sont « collés ». Mais Johann pique rapidement un premier poisson et nous sort de la torpeur de l’hiver. Il nous la présente avec fierté, bravo encore à lui !

Je décide de pêcher avec les enfants afin de maximiser les chances de capture. Un pacte est convenu entre nous: si je ferre un poisson, je passe la canne à celui qui est à proximité de moi (et si possible à un enfant qui n’en a pas encore capturé un…)
C’est donc à Louis que je passe la canne au bout de quelques minutes. Il remonte le poisson avec énergie et grande motivation.
Bravo Louis d’avoir aussi brillamment ramené ton poisson jusqu’à nous sans l’avoir décroché.

Il est déjà l’heure pour nous de faire demi tour et de nous rendre à la mise à l’eau… fin de la journée.
Jour 2:
Après avoir reporté cette journée une première fois, je la planifie en fonction de conditions climatiques stables (si tant est qu’elles existent ce début d’année).
En véhicule jusqu’au lac du Salagou, nous traversons une pluie battante jusqu’au parking du lac. Je demande aux enfants de rester au chaud et au sec dans mon véhicule.
Sur le pont du bateau, j’installe deux parasols à la toile étanche; le top.. Les enfants ainsi abrités, j’en profite pour faire le montage des lignes… mais la pluie laisse place au soleil.
La météo est très correcte le matin, éclaircies appréciables, mer d’huile. Parfait pour la navigation et la détection des touches. Nous en profitons pour faire quelques poissons.
Autre période, autre montage et autre technique de pêche que le jour 1. La pêche aux leurres n’est plus autorisée en de debut février, seul le vers de terre est permis, alors on s’adapte… avec bonheur vu l’efficacité de l’appât.
L’énorme avantage de la pêche au drop vers et d’être multi espèces: perches, sandres, mais aussi silures peuvent être facilement mordeurs. Plus accidentellement des brochets mais ça n’est pas le but, et plus curieusement des poissons blancs. L’odeur qu’il dégage ainsi que les vibrations et ondulations délicates en font un appât incontournable.
Les poissons se sont enchaînés assez vite, dans une certaine excitation palpable sur le bateau… c’est de chouettes moments partagés pour cette expérience unique.
Quand je parle d’une technique redoutable, le drop shot vers de terre, multi espèces, c’est que rotengle, brème, chevesnes peuvent se laisser tenter… la preuve…
Puis c’est au tour de nos deux autres compagnons de navigation de prendre plaisir un faisant eux aussi du poisson.
Et c’est ainsi que se termine dans la joie, la bonne humeur… et le froid, cette super session et ces deux jours totalement hors du temps sur mon bateau.
Je tiens à remercier une fois de plus et avec beaucoup de sincérité les parents pour leur confiance accordée ou renouvelée. Merci mille fois de permettre à vos enfants de m’accompagner dans ces expériences incroyables.
Je tenais aussi à remercier et à féliciter les enfants, passionnés bien sûr, mais aussi attentifs et persévérants jusqu’au bout… ils ne doivent leur réussite qu’à eux !
A bientôt au bord de l’eau

















































